mercredi 4 février 2009

Soupe de saison


Il fait froid, il fait terne, la saison n'offre que des légumes affreux. Je viens de découvrir la recette du Bortch, soupe russe (sans vodka) a base de bettrave rouge, champignons et céleri. De saison, produit locaux, et... un vrai régal. Les enfants adorent. Sa couleur rouge pourpre leur raconte des histoires formidables: sang de dragon, soupe magique, ... A essayer

Recette du Bortsh pour 4 personnes

mardi 3 février 2009

Une justice d'Hommes

Comment la justice est rendue chez un peuple appelé les „Negritos“:

"Lorsqu’un membre de la communauté provoque des dégâts chez un autre membre de la communauté, la personne est placé au centre d´un cercle formé par toutes les personnes qu´il/elle connaît. L’assemblée dure un jour entier. Chacune à son tour, les personnes du cercle racontent à celui qui se trouve au centre toutes les bonnes choses que ce dernier a faites par le passé, et qui ont contribué à enrichir leur vie.
Cette pratique “judiciaire” est fondée sur une conception de l´Humanité très particulière: notre nature humaine est ainsi faite que, lorsque nous sommes en contact avec notre être profond, notre force intérieure, notre plus grand plaisir dans la vie est de contribuer au bien-être de nos semblables. Le but du système “judiciaire” des Negritos est ainsi de reconnecter à nouveau l´homme avec cette force."

Texte affiché par Annick Nolle dans les couloirs du palais de justice, où j'ai passé une semaine en huit-clos, fin décembre, en tant que juré d'assises. Ai réagi sur son blog sur cette expérience.

mardi 27 janvier 2009

Et si on commençait par le début?

"Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors, j’ai pu me relaxer.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle, n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.

Aujourd’hu, je sais que ça s’appelle Respect.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grand plans , j’ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plait et à mon rythme.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.

Aujourd’hui, j’ai découvert l' Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.

Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir ,mais si je la mets au service de mon coeur, elle devient un allié très précieux.

Tout ceci est Savoir vivre ! "

Texte de Charlie Chaplin

mercredi 14 janvier 2009

Cultuurwaardebon

En relisant mon dernier post, je me rends compte que je suis pas très gentil avec mes autorités néerlandophones préférées. Les flamands ont de l'argent, aiment la culture et aiment Bruxelles, je le crois sincèrement. D'ailleurs j'en profite pour diffuser un excellent tuyau, pas neuf du tout, mais peu connu du côté francophone:les CWB

...les quoi? Les "CultuurWaardeBon". Ce sont des chèques culture d'une valeur de +/- 20eur, valable un an sur les institutions culturelles bruxelloises sous la tutelle flamande (AB, Bozar, Flagey + tous les musées). Ces chèques sont distribués gratos à tout habitant de Bruxelles et de Flandre (vive BHV!) via le site internet www.vgc.be

mercredi 31 décembre 2008

Beau marketing communautaire

The Sequence - Arne Quinze

Je n'ai pas boudé mon plaisir en passant rue de Louvain, ce midi, au coeur de l'antre parlementaire flamand, où niche "The Sequence", magnifique monstre en bois fluo. C'est beau, c'est de l'art grand et intelligent et c'est du bois durable (label EFC). Les autorités flamandes ont commandé ce bel ouvrage à Arne Quinze, le designer belge ultra tendance, dans l'intention de dynamiser cet ilot grisâtre du coin supérieur droit du pentagone. Une opération qui me laisse un arrière goût amer en tête en imaginant que tout ceci entre dans une stratégie marketing d'une communauté, ce qui est confirmé par les résultats de "The Sequence" tappé sur YouTube. Le premier résultat est un témoignage du Vlaams Belang que je n'ai meme pas eu envie de visionner.

Pour le plaisir des yeux, donc!

lundi 29 décembre 2008

Huit ça suffit?

J’ai noté dans mon calpin cette liste de commémorations dont la presse a fait largement écho tout au long de cette année 2008.
18 – fin de la Grande Guerre
38 – Nuit de crital à Berlin
48 – Déclaration des droits de l’homme
58 – Atomium moule frite, mais surtout naissance de l’Europe
68 – Mai et ses pavés sablés
78 – Mort de Jacques Brel
88 – Assassinat de Chico Valdes, défenseur de la foret Amazonienne

En 98 ? Moi, j’étais en Argentine. Clin d’œil oblige, je créais mon premier site internet « la pagina de casa », vague cyber-grand père du blog, sur mes aventures plus ou moins nettes de Corto Maltese des bureaux.

En 2008 ? A vous de voir ce qui fera l’objet de futur anniversaire. Moi, je parie sur Barak.

mercredi 10 décembre 2008

Confidences publiques entre amis

M’inscrire sur Facebook ? Oui, cela fait plusieurs mois que j’ai ouvert un compte. À l’occasion du premier anniversaire des AntiPastiMisti, je force la passerelle entre mon blog et la page de mon profil, avec cette note en l’honneur de « mes amis ». Les anodines « friend request » m’ont valu de faire face à des retrouvailles pas toujours souhaitées : de ceux que j’avais oubliés à ceux que j’avais enfouis, niés ou pas du tout envie de voir. Retour sur quelques victoires quasi-thérapeutiques…

Première étape, première victoire, fin août début septembre : je crée un compte. J’ai vaincu les a priori intellectuels de mon éducation bourgeoise brabançonne et universitaire « A quoi ça sert ? Non, mais vraiment vous avez le temps ? Ce n’est pas pour moi ces conneries exhibis. Sans parler de la confidentialité ! ». Qui peut critiquer sans avoir essayé ? Me voilà à l’eau, dans le bain de la socialisation facebookienne. Mon compte en banque n’est pas vide. Personne n'est venu dévaliser ma maison. Je n’ai pas été inondé des publicités.

La deuxième victoire, quelques semaines plus tard, c’est d’avoir refusé la demande d’une personne que je ne souhaitais pas compter parmi mes « amis ». Anne-Françoise n’est pas mon amie. Pas question de dire oui. Je me sentais réglo. Mine de rien, c’est un cap à franchir dans cet espace conventio-virtuel du « tout pour plaire ». Tragi-comique outil d’autopromotion, j’avais petit à petit trouvé mon mode de fonctionnement. J’ose à peine l’avouer, je commençais à prendre plaisir à cultiver cet espace, le futile, le temps libre, l’enfantillage, la créativité, le « maintenant ». Une nouvelle petite victoire à l’heure du « impérieux, rationnel, utile » de mon milieu de travail : « sauver la planète, c’est du sérieux ».

Petit à petit, la machine à amis de Facebook se met en place. Le moteur social me propose régulièrement des « amis d’amis », susceptibles d’être, selon le vieil adage, également mes amis. Je garde des reflexes du stade « méfiance » de ma vie sur Facebook. Je fuis les réseaux scolaires, scouts et universitaires comme la peste. Pourtant, même si je n’allais pas vers les gens, Facebook allait me les amener. La vraie partie de la thérapie allait commencer. Des fantômes de mon passé surgissent, remuant des émotions diverses et d’une puissance surprenante! La première onde du choc s’appelle Valérie Beths. Imaginez-vous que tout d’un coup, vous réalisez avoir pris 30ans dans la figure. J’avais perdu de vue cette gamine qui venait jouer chez moi tous les mercredis après-midi et que ma mère accueillait comme son 3eme enfant. J’avais même oublié son existence. Quel bonheur ! Cette présence me faisait chaud au cœur…et me foutait un énorme poing dans les rides. Vint ensuite Philippe Flamine, celui que j’avais essayé, en vain, de suivre depuis ma fuite de l'ichec. Je croyais que le hasard avait décidé de nous séparer, en guise de punition. Le voilà, 15 ans après qui frappe à ma porte internet. Trois mails et quelques semaines après, nous nous retrouvons autour d’un verre, bien ancré dans le présent et l’amitié, parlant de la future fête de la pomme à Martinrive.

Dans la catégorie « Es-tu vraiment mon ami ? », la palme revient à « mon père ». Difficile de nier une demande pareille, vous en conviendrez. Alors, j’ai accepté d’être son ami. Et mes collègues? Je n’ai toujours pas osé adressé une demande à Magali et son silence témoigne d’une embarras mutuel et risible à aborder la question.

Oui, j’ai aussi cédé à quelques nostalgies de bon aloi, je l’avoue sans honte. De mon Erasmus catalan, j’ai retrouvé avec Gilles qui, 10ans après, connaît encore l’hymne du FC Barcelone.
De l’époque Skate or die, je n'ai pas retrouvé Naoufal Bedraoui. Mais je le croise à 300m du bureau. Après un thé à la menthe et une demi-heure de semi sincérité, le doute subsiste. Serons-nous amis avec 20 ans de sac de nœuds pas encore défaits? Pas si simple, la vie…

Quelques semaines après, je reçois un message de paix de la part de Stéphane Michiels qui me demande d’être son ami. Sous mes airs de gros durs en baskets, je suis totalement désarçonné. OUI, Smic ! Je veux être ton ami. Si j’ai fait la paix avec toi, on ne se l’est jamais dit entre quatre yeux. Je le crie et l’écrit par la présente : je suis l’ami de Stéphane Michiels. Quel malentendu stupide. Le mythe est mort. Merci cher ami !

Période un peu sombre de ma vie, la tranche 17-19 ans m’a laissé plusieurs blessures mal cicatrisées. À ce titre, la conversation récente avec Stéphanie Gallo représente la plus belle victoire sur ce passé que m’a offert Facebook. Après une recherche sans succès, la voilà qui apparaît quelques semaines plus tard dans ma boîte à message. Échange de numéro, appels en absences et finalement une conversation...Deux adultes parlent et je sens un nouvel équilibre naître en moi. Le passé est chargé de démon qu’on s’est créé. Autant d’ennemis diffus que je viens de terrasser. Je n’avais pas prémédité ça, mais ce putain de site a contribué à une série de belles rencontres.

Il y a une semaine, Géraldine Meeus, m’a demandé d’être son ami. Formidable. Vais-je enfin créer une rencontre avec ma voisine? Quel pied de nez au passé...Je suis impatient de connaitre la suite.

À la santé des relations humaines, richesse ultime de notre existence éphémère. À la tienne, lecteur imaginaire et anonyme...