En descendant de la montagne, entre la neige et le brouillard
Un géant mal réveillé approche de sa petite gare
Sous le tunnel, vers la voie 2,
ses yeux au loin restent accrochés
à ce pantalon velours blanc terni de boue,
un visage vieilli et deux épaisses mains approchent
Un type, un fou, marche à grands-pas
Vers moi
Il me regarde, fixe
et crie de loin
« Ne ga die trein na reiden na Buizingen »
Ne comprends rien, ne bouge pas, le fou repartira
Me dis-je
Mais le sot paysan presse son allure
Me dépasse et grimpe vers le quai
Vers tous les franskiljoen au frais
S’écrie
« Ne zwoaare ongeval op da radio gezeg, ni kans van trein »
Sur la voie 1, le train entré ne repart pas.
Mon cervelet trop frais
En pré-chauffage, sous son bonnet
Tente, en vain, de regrouper les 4 pièces du puzzle sur le quai:
Neige, flamand, train, pantalon blanc
Les navetteurs surgelés se regardent ahuris.
Pas même une annonce des trompettes du soucis.
Mon train, ce matin, n’est jamais arrivé.
L’épouvantail blanc continue sa besogne
Et parvient finalement à nous faire décoller
Pauvres oiseaux, de ce quai de campagne
Navetteurs hébétés, absents, silencieux
Personne n’a d’info, sauf le fermier et sa paysanne de radio
Il s’agite, fait des signes, vers le train hors du temps
Et soudain sous ces cris,
la cage d’acier et de verre brillant s’ouvre aussi
Deux visages ahuris, le regardent dans leur costume rouge et gris
Sans un mot,
Hypnotisés par la danse du terrien.
« Weet nie ? », « Ongeval ? », Bus naar Halle ?
S’échangent, se répètent, se jurent
Perchés sur leurs rails, les deux anges de fer
Descendent progressivement en enfer
Sans nouvelle de leur centrale, ils avaient piètre allure
Pauvres employés du rail,
A deux arrêts de l’épouvantable drame
Apprennent par voies interposées,
L’origine de leur pause forcée
Et De lijn, débarque à son tour, veille au grain
Vite vite reprend les brebis,
Vers le chemin du travail.
Le doute petit à petit s’installe.
Qui de ce paysan et de ce cheminot aurait du savoir ?
Qui aurait du aider l’autre,
L’aiguiller vers la sortie ?
L’absence totale. Le vide, le rien.
L’ignorance fatale.
Ce silence radio,
Finis-je par croire,
Est-il aussi à l’origine du drame?
lundi 15 février 2010
mercredi 6 janvier 2010
Bread & Bento
Un vrai régal! (Et je ne dis pas ça parce que c'est un ami)
A emporter ou à livrer dans les environs de Forest. Au rez de chaussée de l'immeuble (un brin surréaliste) de la Magnanerie, les délices de Bread & Bento vous attendent chaque midi. Produits frais, de saison, faits maison, saveurs... que du bonheur!
A emporter ou à livrer dans les environs de Forest. Au rez de chaussée de l'immeuble (un brin surréaliste) de la Magnanerie, les délices de Bread & Bento vous attendent chaque midi. Produits frais, de saison, faits maison, saveurs... que du bonheur!
Réveillons mobiles
Le soir du réveillon, j'ai passé 3h dans les transports en commun.
Beersel-Schaerbeek A/R.
Pas pour les 3,5kg de CO2, mais pour quelques grammes dans le sang.
Rentrer en Noctis, c'est une belle idée... SAUF
Qu'il faut se farcir également l'aller en transport en commun
Que vous arrivez 1h en retard à cause des horaires "soirées"
Qu'au retour, il faut attendre 20min, à 3h du mat, par -5°c
Que les arrêts de bus à Schaerbeek et Saint-Gilles à cette heure sont à peine plus rassurant que Naples après minuit.
Qu'une fois arrivé au terminus, il faut encore se farcir De Lijn et re-attendre dans le froid.
Que la gratuité Noctis disparait à la frontière régionale pour se changer un billet "Feest" hors de prix.
J'y repenserai l'année prochaine quand je négocierai Bob
Beersel-Schaerbeek A/R.
Pas pour les 3,5kg de CO2, mais pour quelques grammes dans le sang.
Rentrer en Noctis, c'est une belle idée... SAUF
Qu'il faut se farcir également l'aller en transport en commun
Que vous arrivez 1h en retard à cause des horaires "soirées"
Qu'au retour, il faut attendre 20min, à 3h du mat, par -5°c
Que les arrêts de bus à Schaerbeek et Saint-Gilles à cette heure sont à peine plus rassurant que Naples après minuit.
Qu'une fois arrivé au terminus, il faut encore se farcir De Lijn et re-attendre dans le froid.
Que la gratuité Noctis disparait à la frontière régionale pour se changer un billet "Feest" hors de prix.
J'y repenserai l'année prochaine quand je négocierai Bob
mardi 29 décembre 2009
Bonom city map
Qui n'a pas déjà aperçu les squelettes et graffs monstrueux de Bonom? Une carte google est désormais disponible de toutes ses créations (illégales) dans des coins parfois acrobatiques de notre capitale. Levez le nez, l'artiste aime la hauteur...
View BONOM.BE in a larger map
Voir par ailleurs la vidéo de l'oiseau animé, sur la ligne 161, entre Bxl-Lux et Etterbeek (rubrique Espresso)
View BONOM.BE in a larger map
Voir par ailleurs la vidéo de l'oiseau animé, sur la ligne 161, entre Bxl-Lux et Etterbeek (rubrique Espresso)
lundi 28 décembre 2009
Cru, Croc, Craq
Une salade improvisée avec les restes du frigo est devenue ma préférée de cet hiver:
un demi choux rouge broyé au robot
une belle grosse pomme
deux branches de céleri
des pignons de pin ou des noix
des jeunes oignons
le tout arrosé d'une vinaigrette au vin rouge et moutarde bien concentrée.
Idéale entre les repas de fêtes trop chargés...
un demi choux rouge broyé au robot
une belle grosse pomme
deux branches de céleri
des pignons de pin ou des noix
des jeunes oignons
le tout arrosé d'une vinaigrette au vin rouge et moutarde bien concentrée.
Idéale entre les repas de fêtes trop chargés...
dimanche 22 novembre 2009
Théâtre carbonique, c'est parti!
Bloggeur fidèle ou surfeur d'occasion, voici le montage vidéo de notre grande Première, "Comment expliquer le changement climatique à mon patron?" le mois dernier, à la maison du développement durable à Ixelles. Fier, un peu et impatient, aussi de pouvoir la jouer à nouveau.
.
Merci à Jérémie Vanhoof et Hélène Daniels, mes deux compagnons du Théâtre Carbonique
.
Merci à Jérémie Vanhoof et Hélène Daniels, mes deux compagnons du Théâtre Carbonique
mardi 27 octobre 2009
C’est arrivé près de chez nous ?
Je voulais un film qui parle d’éducation et de la famille, mais je ne suis pas allé voir « le ruban blanc ».
Je voulais un film qui parle d’alcoolisme, mais je ne suis pas allé voir « un dernier pour la route ».
Je voulais un film drôle et poétique, mais je ne suis pas allé voir le dernier Pixar
Je voulais voir un film où je voyage et je suis allé en Flandre.
Un bijou dans un écrin de vomi, de merde et de pils bon marché.
Du strip-tease puissance 10.
Le côté obscur de notre platteland.
L’étouffante et inévitable empreinte d’un père sur un fils.
La famille qui écrase, qui éclate, qui vibre, qui gicle aussi mal qu’elle aime.
« La merditude des choses », c’est tout ça et bien plus encore.
Putain, c’est bon !
Je voulais un film qui parle d’alcoolisme, mais je ne suis pas allé voir « un dernier pour la route ».
Je voulais un film drôle et poétique, mais je ne suis pas allé voir le dernier Pixar
Je voulais voir un film où je voyage et je suis allé en Flandre.
Un bijou dans un écrin de vomi, de merde et de pils bon marché.
Du strip-tease puissance 10.
Le côté obscur de notre platteland.
L’étouffante et inévitable empreinte d’un père sur un fils.
La famille qui écrase, qui éclate, qui vibre, qui gicle aussi mal qu’elle aime.
« La merditude des choses », c’est tout ça et bien plus encore.
Putain, c’est bon !
Inscription à :
Articles (Atom)