Après des jours entiers de silence,
Du lointain
Un bruit de pas s’approche
Un bruissement
Une course
Une avalanche
Pok
Lourde, pleine, puissante
S’éclate sur le velux
La première goutte, en un instant,
Et son peloton, immédiatement
Des dizaines, des milliers
Une mitraillette
Un bombardement
Fracas assourdissant
De perles de ciel à pleine vitesse
Toutes en même temps
Assomme,
Blitzkrieg aquatique
Et ralentit
Le vacarme s’étiole
Petit à petit
Plus minces, plus fines, presque joli
L’espace grandit entre les temps
Et le silence réapparaît, plein de vie
Un chant furtif, une cathédrale
Une aube musicale célèbre ce jour de Pluie
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mardi 10 mai 2011
mercredi 24 mars 2010
Introducing your new friend...Groenekenpis

Cher lecteur de ce blog
A toi qui sombre dans le désespoir fréquent de cette page trop peu active
Toutes ces excuses te sont destinées...
Ainsi qu'une invitation (rien de tel que la compensation pour faire avaler nos erreurs!)
Depuis bientot un an, je fais vivre un avatar sur facebook
Un personnage teinté d'écologie absurde, de vertes pensées décalées
Ce personnage s'appelle Groenekenpis et je t'invite à devenir son ami.
http://www.facebook.com/groenekenpis
lundi 15 février 2010
La triste fable du fermier et du cheminot
En descendant de la montagne, entre la neige et le brouillard
Un géant mal réveillé approche de sa petite gare
Sous le tunnel, vers la voie 2,
ses yeux au loin restent accrochés
à ce pantalon velours blanc terni de boue,
un visage vieilli et deux épaisses mains approchent
Un type, un fou, marche à grands-pas
Vers moi
Il me regarde, fixe
et crie de loin
« Ne ga die trein na reiden na Buizingen »
Ne comprends rien, ne bouge pas, le fou repartira
Me dis-je
Mais le sot paysan presse son allure
Me dépasse et grimpe vers le quai
Vers tous les franskiljoen au frais
S’écrie
« Ne zwoaare ongeval op da radio gezeg, ni kans van trein »
Sur la voie 1, le train entré ne repart pas.
Mon cervelet trop frais
En pré-chauffage, sous son bonnet
Tente, en vain, de regrouper les 4 pièces du puzzle sur le quai:
Neige, flamand, train, pantalon blanc
Les navetteurs surgelés se regardent ahuris.
Pas même une annonce des trompettes du soucis.
Mon train, ce matin, n’est jamais arrivé.
L’épouvantail blanc continue sa besogne
Et parvient finalement à nous faire décoller
Pauvres oiseaux, de ce quai de campagne
Navetteurs hébétés, absents, silencieux
Personne n’a d’info, sauf le fermier et sa paysanne de radio
Il s’agite, fait des signes, vers le train hors du temps
Et soudain sous ces cris,
la cage d’acier et de verre brillant s’ouvre aussi
Deux visages ahuris, le regardent dans leur costume rouge et gris
Sans un mot,
Hypnotisés par la danse du terrien.
« Weet nie ? », « Ongeval ? », Bus naar Halle ?
S’échangent, se répètent, se jurent
Perchés sur leurs rails, les deux anges de fer
Descendent progressivement en enfer
Sans nouvelle de leur centrale, ils avaient piètre allure
Pauvres employés du rail,
A deux arrêts de l’épouvantable drame
Apprennent par voies interposées,
L’origine de leur pause forcée
Et De lijn, débarque à son tour, veille au grain
Vite vite reprend les brebis,
Vers le chemin du travail.
Le doute petit à petit s’installe.
Qui de ce paysan et de ce cheminot aurait du savoir ?
Qui aurait du aider l’autre,
L’aiguiller vers la sortie ?
L’absence totale. Le vide, le rien.
L’ignorance fatale.
Ce silence radio,
Finis-je par croire,
Est-il aussi à l’origine du drame?
Un géant mal réveillé approche de sa petite gare
Sous le tunnel, vers la voie 2,
ses yeux au loin restent accrochés
à ce pantalon velours blanc terni de boue,
un visage vieilli et deux épaisses mains approchent
Un type, un fou, marche à grands-pas
Vers moi
Il me regarde, fixe
et crie de loin
« Ne ga die trein na reiden na Buizingen »
Ne comprends rien, ne bouge pas, le fou repartira
Me dis-je
Mais le sot paysan presse son allure
Me dépasse et grimpe vers le quai
Vers tous les franskiljoen au frais
S’écrie
« Ne zwoaare ongeval op da radio gezeg, ni kans van trein »
Sur la voie 1, le train entré ne repart pas.
Mon cervelet trop frais
En pré-chauffage, sous son bonnet
Tente, en vain, de regrouper les 4 pièces du puzzle sur le quai:
Neige, flamand, train, pantalon blanc
Les navetteurs surgelés se regardent ahuris.
Pas même une annonce des trompettes du soucis.
Mon train, ce matin, n’est jamais arrivé.
L’épouvantail blanc continue sa besogne
Et parvient finalement à nous faire décoller
Pauvres oiseaux, de ce quai de campagne
Navetteurs hébétés, absents, silencieux
Personne n’a d’info, sauf le fermier et sa paysanne de radio
Il s’agite, fait des signes, vers le train hors du temps
Et soudain sous ces cris,
la cage d’acier et de verre brillant s’ouvre aussi
Deux visages ahuris, le regardent dans leur costume rouge et gris
Sans un mot,
Hypnotisés par la danse du terrien.
« Weet nie ? », « Ongeval ? », Bus naar Halle ?
S’échangent, se répètent, se jurent
Perchés sur leurs rails, les deux anges de fer
Descendent progressivement en enfer
Sans nouvelle de leur centrale, ils avaient piètre allure
Pauvres employés du rail,
A deux arrêts de l’épouvantable drame
Apprennent par voies interposées,
L’origine de leur pause forcée
Et De lijn, débarque à son tour, veille au grain
Vite vite reprend les brebis,
Vers le chemin du travail.
Le doute petit à petit s’installe.
Qui de ce paysan et de ce cheminot aurait du savoir ?
Qui aurait du aider l’autre,
L’aiguiller vers la sortie ?
L’absence totale. Le vide, le rien.
L’ignorance fatale.
Ce silence radio,
Finis-je par croire,
Est-il aussi à l’origine du drame?
lundi 20 juillet 2009
Le radis de Proust
Ma madeleine à moi n’a pas d’odeur, elle a un goût piquant
Un tubercule rose et blanc
Coupé en rondelles
sur une tartine de fromage frais
Par un juste retour des choses,
Depuis ma rééducation des saisons
Me voilà biorigolo
Toujours une botte bio au frigo
Alors qu’enfant, je craignais l’arrière-gout piquant
Il est devenu au fil du temps, repère fiable et savoureux du terroir.
Sa tige verte berk et fin de racine gloups restaient sur l’assiette,
J’avale avec délice ces deux extrémités pas nettes.
Pire, telle une grand-mère,
Je conserve à présent les fanes
Dans l’attente d’une soupe verte
Que j’agrémenterai de ces restes bénis.
Un tubercule rose et blanc
Coupé en rondelles
sur une tartine de fromage frais
Par un juste retour des choses,
Depuis ma rééducation des saisons
Me voilà biorigolo
Toujours une botte bio au frigo
Alors qu’enfant, je craignais l’arrière-gout piquant
Il est devenu au fil du temps, repère fiable et savoureux du terroir.
Sa tige verte berk et fin de racine gloups restaient sur l’assiette,
J’avale avec délice ces deux extrémités pas nettes.
Pire, telle une grand-mère,
Je conserve à présent les fanes
Dans l’attente d’une soupe verte
Que j’agrémenterai de ces restes bénis.
lundi 29 juin 2009
De l’air aux gens
Assis dans l’herbe
Parc de la porte de Hal
Le soleil de midi flirte avec les feuilles d’un platane majestueux
Un silence surprenant tranche avec le cirque de béton et d’acier voisin
Autour de moi, un patchwork urbain s’étale dans le pré vert de la tour médiévale.
Je suis un invité ordinaire à cette table du hasard.
Trois jeunes kafés bien frappés matent à l’ombre de leurs lunettes.
Deux jolies filles sourient, ignorant leur public
Torses nu et rasta, des backpackers pique-niquent
Sur un banc, un noir africain mange un cornet de frite en plein soleil
Un vieux couple singlet et blouse à fleur sieste en cœur.
Deux malabars tatoués, corps nus, étalés font bronzette.
Humains au repos,
Délivrés en sursis de leur prison citadine,
Langues, peaux et origines
Fondent avec le soleil
Parc de la porte de Hal
Le soleil de midi flirte avec les feuilles d’un platane majestueux
Un silence surprenant tranche avec le cirque de béton et d’acier voisin
Autour de moi, un patchwork urbain s’étale dans le pré vert de la tour médiévale.
Je suis un invité ordinaire à cette table du hasard.
Trois jeunes kafés bien frappés matent à l’ombre de leurs lunettes.
Deux jolies filles sourient, ignorant leur public
Torses nu et rasta, des backpackers pique-niquent
Sur un banc, un noir africain mange un cornet de frite en plein soleil
Un vieux couple singlet et blouse à fleur sieste en cœur.
Deux malabars tatoués, corps nus, étalés font bronzette.
Humains au repos,
Délivrés en sursis de leur prison citadine,
Langues, peaux et origines
Fondent avec le soleil
vendredi 10 avril 2009
Mon ami au pull noir
Noir. Haut col roulé bien épais
Je déteste les pulls à col roulé
Sauf celui-ci
Guillaume est parti à Goa
Il a troqué la laine pour le sable fin
J’ai acheté son style Corto Maltese pour trois euros cinquante
Deuxième peau, noir intense
Dans le miroir, je doute de mon image
Qui de nous deux part vers un nouveau voyage ?
Drôle d’amitié, destins croisés
Distance et proximité
Je l’aime profondément
Pas comme un frère, comme un cousin
Après deux hivers, un trou au coude
Jamais je ne t’abandonnerai
Je le raccommode avec patience
Mes autres pulls doivent être jaloux
La matière porte-t-elle une âme ?
Déjà, c’est le printemps
Le soleil est de retour
Il va retourner dans le haut du placard
Il va me manquer
Mais l’hiver reviendra
Guillaume aussi
Je déteste les pulls à col roulé
Sauf celui-ci
Guillaume est parti à Goa
Il a troqué la laine pour le sable fin
J’ai acheté son style Corto Maltese pour trois euros cinquante
Deuxième peau, noir intense
Dans le miroir, je doute de mon image
Qui de nous deux part vers un nouveau voyage ?
Drôle d’amitié, destins croisés
Distance et proximité
Je l’aime profondément
Pas comme un frère, comme un cousin
Après deux hivers, un trou au coude
Jamais je ne t’abandonnerai
Je le raccommode avec patience
Mes autres pulls doivent être jaloux
La matière porte-t-elle une âme ?
Déjà, c’est le printemps
Le soleil est de retour
Il va retourner dans le haut du placard
Il va me manquer
Mais l’hiver reviendra
Guillaume aussi
mardi 24 mars 2009
Temps de la sièste à Sidi Ifni
Des sons voisins chatouillent mon sommeil
Un volet grince au vent
La houle lointaine de l’Atlantique
Un pneu tourne au ralenti dans le gravier et s’immobilise
Une porte de voiture claque doucement
Silence
Une foule d’animaux urbain habille le calme humain
Un coq horicote
Un oiseau pchite son arrivée au bercail
Un chat miaule-lait
Deux petits d’hommes se retrouvent en rue
Un vieil homme tousse pousse
Silence
Pas de moteur
Pas d’avion dans le ciel
Pas de radio, ni de mollah
Juste le bruit de ma plume qui scritch scratche
Silence
Le blanc
Le bleu
Le rouge cuit
Ma plume noir sèche
Et s’y lance.
Un volet grince au vent
La houle lointaine de l’Atlantique
Un pneu tourne au ralenti dans le gravier et s’immobilise
Une porte de voiture claque doucement
Silence
Une foule d’animaux urbain habille le calme humain
Un coq horicote
Un oiseau pchite son arrivée au bercail
Un chat miaule-lait
Deux petits d’hommes se retrouvent en rue
Un vieil homme tousse pousse
Silence
Pas de moteur
Pas d’avion dans le ciel
Pas de radio, ni de mollah
Juste le bruit de ma plume qui scritch scratche
Silence
Le blanc
Le bleu
Le rouge cuit
Ma plume noir sèche
Et s’y lance.
lundi 30 juin 2008
L'Europe en jaune & rouge
Dimanche 20h30
Mission réussie : trouver un restaurant ouvert et sans écran rivé sur la finale.
Notre soirée sans enfants peut commencer.
À l’apéro, tout le quartier explose, les Espagnols ont marqué ! Pas d’image, mais le son est bien là. Ça vibre dans les chaumières des aficionados exilés.
Assis en terrasse, un court défilé de klaxoneurs impatients célèbre la mi-victoire à la mi-temps.
De « whouuu », des « haaaarg », des « viva espania » sortent d’un café proche. La cadence et le volume augmentent à mesure que s’approche la délivrance.
A l’addition, le café éclate au coup de sifflet. Nous rentrons chez nous.
En route, la pénombre du dimanche soir pétille de sang et d’or.
Altitude 100, une famille bariolée ajuste le drapeau sur la lunette arrière avant de partir en tournée.
Place Saint Denis, les premières voitures font déjà le tour de la place.
Chaussée de Neerstalle, sur son booster survitaminé, « super Espana » et sa cape bicolore file à vive allure devant nos yeux. La rocket espanola fait trois tours de rond point et puis s’en va.
Drogenbos, deux enfants font tournoyer leur drapeau bricolé au bout d’une longue perche au bord de la route.
Beersel, le calme des chaumières reprend le dessus.
Lundi matin 9h, rue du luxembourg, sortie du métro Trone. Les seuls drapeaux sont bleus étoilés. Sagement, les costumes cravates entrent au bureau. Pas d’immigrés, pas de fils d’immigrés. Les appartements sont propres, chers et vides. Berk, c'est fade l’Europe toute propre.
Mission réussie : trouver un restaurant ouvert et sans écran rivé sur la finale.
Notre soirée sans enfants peut commencer.
À l’apéro, tout le quartier explose, les Espagnols ont marqué ! Pas d’image, mais le son est bien là. Ça vibre dans les chaumières des aficionados exilés.
Assis en terrasse, un court défilé de klaxoneurs impatients célèbre la mi-victoire à la mi-temps.
De « whouuu », des « haaaarg », des « viva espania » sortent d’un café proche. La cadence et le volume augmentent à mesure que s’approche la délivrance.
A l’addition, le café éclate au coup de sifflet. Nous rentrons chez nous.
En route, la pénombre du dimanche soir pétille de sang et d’or.
Altitude 100, une famille bariolée ajuste le drapeau sur la lunette arrière avant de partir en tournée.
Place Saint Denis, les premières voitures font déjà le tour de la place.
Chaussée de Neerstalle, sur son booster survitaminé, « super Espana » et sa cape bicolore file à vive allure devant nos yeux. La rocket espanola fait trois tours de rond point et puis s’en va.
Drogenbos, deux enfants font tournoyer leur drapeau bricolé au bout d’une longue perche au bord de la route.
Beersel, le calme des chaumières reprend le dessus.
Lundi matin 9h, rue du luxembourg, sortie du métro Trone. Les seuls drapeaux sont bleus étoilés. Sagement, les costumes cravates entrent au bureau. Pas d’immigrés, pas de fils d’immigrés. Les appartements sont propres, chers et vides. Berk, c'est fade l’Europe toute propre.
jeudi 22 mai 2008
Humeur massacrante
Que ce soit le réveil en sursaut, la nuit de merde, la fatigue accumulée ou bien les tartines faites à la hâte qui sont tombées sur le quai de la gare, je suis à cran ce matin. Dans le train, je lis « Ukulélé », les cahiers de note de Joann Sfar (publié à L’Association). Tout comme à la lecture de « Piano », je bave d’admiration face à ce débit simple et vivant. Croquis, blaguotte, textes s’enchainent sans autre fil que le « vivant ». En ça, je me sens proche de lui, car c’est ce qui me motive à écrire. Je suis jaloux aussi. Je râle parce que j’ai aussi envie de dessiner comme il le suggère : « sans se préoccuper du résultat. Un seul conseil : Prendre du plaisir à dessiner. Dessiner telles que tu vois les choses, pas telles que le montre l’appareil photo. ». Je me dit que c’est un gros con, ce Joann Sfar de glander sur son banjo et d’étaler ses vacances d’été. Voilà trois jours que je pousse tel un constipé à choisir le sujet de mon prochain "post" alors que je sais très bien que forcer n’amène rien de bon. Je suis de mauvais poil ce matin. Je m’assied dans le métro et je râle une dernière fois quand un musicien se mets à claironner dans la rame. Je mets un certain temps à me rendre compte de mon état d'esprit jaloux et envieux. Joann Sfar, je le trouve génial et j’ai bien envie de me mettre à dessiner comme ça me plait et d’écrire comme ça me plait.
samedi 15 mars 2008
Fenêtres sur cours d'eau
Calme, assis, je flotte
Mon esprit vogue au fil de l'Amblève, immobile face au spectacle
De l'eau au soleil couchant, se dresse une cathédrale verte
Qu'aucun dieu n'embrassera jamais.
Image fixe et foisonnante
Bain de lumière
Baie de nature
Cascade de son
Vitrines de toujours, où rien n'est à vendre et tout se construit
Laissez-moi le temps d'y plonger mon âme aussi longtemps que nécessaire...
Martinrive, jusqu'où ferons-nous route ensemble?
Mon esprit vogue au fil de l'Amblève, immobile face au spectacle
De l'eau au soleil couchant, se dresse une cathédrale verte
Qu'aucun dieu n'embrassera jamais.
Image fixe et foisonnante
Bain de lumière
Baie de nature
Cascade de son
Vitrines de toujours, où rien n'est à vendre et tout se construit
Laissez-moi le temps d'y plonger mon âme aussi longtemps que nécessaire...
Martinrive, jusqu'où ferons-nous route ensemble?
mercredi 20 février 2008
Le réveil des 5 sens
Dix minutes à pied, le jour se lève, en route vers la gare,
Le long d’un sentier, seul, en pleine nature du pajottenland
Au fil de mes pas, je m’ouvre à mon entourage.
La terre durcie par le gel traverse mes semelles.
Mes yeux plongent dans le ciel bleu naissant.
Le doux chant des oiseaux pétille dans mes oreilles
Le parfum sec et figé de la campagne m’oxygène le cœur.
Oui, c'est bien moi. Je suis ici, je suis en vie, je marche.
Comme si la Nature m’offrait un deuxième réveil.
Le long d’un sentier, seul, en pleine nature du pajottenland
Au fil de mes pas, je m’ouvre à mon entourage.
La terre durcie par le gel traverse mes semelles.
Mes yeux plongent dans le ciel bleu naissant.
Le doux chant des oiseaux pétille dans mes oreilles
Le parfum sec et figé de la campagne m’oxygène le cœur.
Oui, c'est bien moi. Je suis ici, je suis en vie, je marche.
Comme si la Nature m’offrait un deuxième réveil.
mercredi 23 janvier 2008
Instant de contraste
Mercredi midi, sortie des classes à l'Athénée Charles Janssens. Je marche le long des façades sales des chancres de la rue Dubreucq. Entre le théatre de l'LL et la sortie du parking du Lidl, un petit groupe d'enfants d'origine turc marche sur le trottoir en face de moi. Les néokets de brüssel d'une dizaine d'année mangent bruyamment leur paquet géant de chips bas de gamme en guise d'unique repas de midi. Mon regard saute vers la BMW en stationnement. Le moteur tourne et enfume mes pas. A l'intérieur, une jolie maman toute pimpante fignole l'installation du maxicosi de son bébé sur le siège passager. BOUM. Instantané de contraste. Deux visions de l'enfance s'entrechoquent. Deux mondes, deux mères, deux vies qui se cotoyent sans se rencontrer.
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