"Qui va manger au Kokob, se réveille avec les doigts parfumés"
Le Kokob, restaurant éthiopien très en vogue à deux pas du soleil, m'a séduit. Une petite révolution culturelle est arrivée près de chez nous. Impossible de vous détailler précisément ce que j'ai mangé dans le "menu découverte" à plats multiples, mais c'était délicieux! Le repas se partage autour d'une grande assiette commune. Ne cherchez pas les couverts, on y mange avec les doigts. Pire! Que penser du rituel de début de repas (dont je vous laisse la surprise), inimaginable dans nos contrées germophobes de couverts en argent. Dernière mise en garde aux amateurs d'imprévus, il faut réserver une semaine à l'avance (du jamais vu à Bruxelles).
Conclusion: "Le Kokob, un moyen d'action simple et savoureux pour en finir avec les blagues débiles de votre enfance"
mardi 26 mai 2009
mardi 19 mai 2009
Vlaams à tout prix
Cette année encore, j’ai reçu mon appel à participer au Vlaamse Zorgkas. Je cotise manu militari 25eur chaque année pour des vieux Flamands. Bizarrement, je me sens un peu exclu du mécanisme et je me demande si j’en profiterai un jour.
Dans ma banque KBC à Beersel, on me sert en français avec le sourire. Au guichet, une affiche du Vlaamse Startersdag attire mon attention, une bourse de l’emploi à …Flanders Expo. Juste à côté, une autre affiche, également sponsorisée par ma banque, annonce la Vlaamse wielerweek…1,2,3 fois flamand sur un mètre carré.
Je viens d’apprendre l’existence de la Vlaamse Liga tegen kanker, doublon de la Fondation ‘nationale’ contre le cancer. Sur leur site web, je prends connaissance de leur service « Vlaamse Kankertelefoon ». Ouf, un instant, j’ai cru qu’il y avait un cancer flamand…
Sur Google, je trouve des dizaines de vlaams(e) liga, machin, brol enz..
Je suis perplexe.
Pourquoi un tel usage et abus de ce titre communautaire dans ces noms identitaires?
Un besoin d’existence à ce point frénétique ?
Une jalouse inquietude vis à vis des Hollandais ?
La peur est-elle aux commandes des autorités flamandes ?
Relax vrienden…we come in peace
Dans ma banque KBC à Beersel, on me sert en français avec le sourire. Au guichet, une affiche du Vlaamse Startersdag attire mon attention, une bourse de l’emploi à …Flanders Expo. Juste à côté, une autre affiche, également sponsorisée par ma banque, annonce la Vlaamse wielerweek…1,2,3 fois flamand sur un mètre carré.
Je viens d’apprendre l’existence de la Vlaamse Liga tegen kanker, doublon de la Fondation ‘nationale’ contre le cancer. Sur leur site web, je prends connaissance de leur service « Vlaamse Kankertelefoon ». Ouf, un instant, j’ai cru qu’il y avait un cancer flamand…
Sur Google, je trouve des dizaines de vlaams(e) liga, machin, brol enz..
Je suis perplexe.
Pourquoi un tel usage et abus de ce titre communautaire dans ces noms identitaires?
Un besoin d’existence à ce point frénétique ?
Une jalouse inquietude vis à vis des Hollandais ?
La peur est-elle aux commandes des autorités flamandes ?
Relax vrienden…we come in peace
mardi 12 mai 2009
Humour durable

Superbe autocollant sur ce vieux 4x4 pourri (mal) garé sur le parking de la gare de Uccle Calevoet, cet arriéré anonyme m'a renversé (de rire).
Autodérision? Provocation?
A-t-il pris le train?
Cherche-t-il à attirer les foudres du gang anti4x4?
Compense-t-il ses émissions carbocrétines?
Pour peu, j'en voudrais plus des 4x4 comme ça dans nos rues.
mercredi 6 mai 2009

L'iris joliment malmené sur cette affiche vue à Saint Gilles pour dénoncer le projet pas très mixte, pas très concerté et pas très social du "Quartier Midi"
mardi 5 mai 2009
Pas de saisons pour les pingouins
Youpie, c’est la saison des asperges. J’adore les asperges. Un petit mois où je vais m’empiffrer de ce met délicat.
Ce WE, j’ai pioché une botte dans l’étalage. Un bon paquet à 500gr. Miam.
Sur le chemin du retour, je le scrute avec gourmandise.
Brutalement, mon réflexe de Pavlov s’arrête.
« Imported from Peru » sur le paquet.
Epouvante. Quoi ? Hein ?
Moi qui me croyais en pleine saison « made in Belgium ».
Les asperges du Pérou voyagent par avion ! Un scandale écologique soutenu par les grandes surfaces qui cherchent à vendre du frais à n’importe quelle saison à leurs clients en hypnose d’achat.
Je me suis fait avoir….L’expert des saisons s’est fait nické. Damned.
Je parcours l’emballage, incrédule, à la recherche d’un nom, d’un coupable…
Et là, comble du comble :
La marque : « Pingouin » doublé d’un logo qui affiche un pauvre résident de la banquise.
Le producteur: « Green Peru » qui, suivant son slogan, « Cultive un monde meilleur »
La réalité dépasse la fiction.
Putain d’ironie. La honte…
Ce WE, j’ai pioché une botte dans l’étalage. Un bon paquet à 500gr. Miam.
Sur le chemin du retour, je le scrute avec gourmandise.
Brutalement, mon réflexe de Pavlov s’arrête.
« Imported from Peru » sur le paquet.
Epouvante. Quoi ? Hein ?
Moi qui me croyais en pleine saison « made in Belgium ».
Les asperges du Pérou voyagent par avion ! Un scandale écologique soutenu par les grandes surfaces qui cherchent à vendre du frais à n’importe quelle saison à leurs clients en hypnose d’achat.
Je me suis fait avoir….L’expert des saisons s’est fait nické. Damned.
Je parcours l’emballage, incrédule, à la recherche d’un nom, d’un coupable…
Et là, comble du comble :
La marque : « Pingouin » doublé d’un logo qui affiche un pauvre résident de la banquise.
Le producteur: « Green Peru » qui, suivant son slogan, « Cultive un monde meilleur »
La réalité dépasse la fiction.
Putain d’ironie. La honte…
vendredi 10 avril 2009
Mon ami au pull noir
Noir. Haut col roulé bien épais
Je déteste les pulls à col roulé
Sauf celui-ci
Guillaume est parti à Goa
Il a troqué la laine pour le sable fin
J’ai acheté son style Corto Maltese pour trois euros cinquante
Deuxième peau, noir intense
Dans le miroir, je doute de mon image
Qui de nous deux part vers un nouveau voyage ?
Drôle d’amitié, destins croisés
Distance et proximité
Je l’aime profondément
Pas comme un frère, comme un cousin
Après deux hivers, un trou au coude
Jamais je ne t’abandonnerai
Je le raccommode avec patience
Mes autres pulls doivent être jaloux
La matière porte-t-elle une âme ?
Déjà, c’est le printemps
Le soleil est de retour
Il va retourner dans le haut du placard
Il va me manquer
Mais l’hiver reviendra
Guillaume aussi
Je déteste les pulls à col roulé
Sauf celui-ci
Guillaume est parti à Goa
Il a troqué la laine pour le sable fin
J’ai acheté son style Corto Maltese pour trois euros cinquante
Deuxième peau, noir intense
Dans le miroir, je doute de mon image
Qui de nous deux part vers un nouveau voyage ?
Drôle d’amitié, destins croisés
Distance et proximité
Je l’aime profondément
Pas comme un frère, comme un cousin
Après deux hivers, un trou au coude
Jamais je ne t’abandonnerai
Je le raccommode avec patience
Mes autres pulls doivent être jaloux
La matière porte-t-elle une âme ?
Déjà, c’est le printemps
Le soleil est de retour
Il va retourner dans le haut du placard
Il va me manquer
Mais l’hiver reviendra
Guillaume aussi
mardi 24 mars 2009
Temps de la sièste à Sidi Ifni
Des sons voisins chatouillent mon sommeil
Un volet grince au vent
La houle lointaine de l’Atlantique
Un pneu tourne au ralenti dans le gravier et s’immobilise
Une porte de voiture claque doucement
Silence
Une foule d’animaux urbain habille le calme humain
Un coq horicote
Un oiseau pchite son arrivée au bercail
Un chat miaule-lait
Deux petits d’hommes se retrouvent en rue
Un vieil homme tousse pousse
Silence
Pas de moteur
Pas d’avion dans le ciel
Pas de radio, ni de mollah
Juste le bruit de ma plume qui scritch scratche
Silence
Le blanc
Le bleu
Le rouge cuit
Ma plume noir sèche
Et s’y lance.
Un volet grince au vent
La houle lointaine de l’Atlantique
Un pneu tourne au ralenti dans le gravier et s’immobilise
Une porte de voiture claque doucement
Silence
Une foule d’animaux urbain habille le calme humain
Un coq horicote
Un oiseau pchite son arrivée au bercail
Un chat miaule-lait
Deux petits d’hommes se retrouvent en rue
Un vieil homme tousse pousse
Silence
Pas de moteur
Pas d’avion dans le ciel
Pas de radio, ni de mollah
Juste le bruit de ma plume qui scritch scratche
Silence
Le blanc
Le bleu
Le rouge cuit
Ma plume noir sèche
Et s’y lance.
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