J’ai noté dans mon calpin cette liste de commémorations dont la presse a fait largement écho tout au long de cette année 2008.
18 – fin de la Grande Guerre
38 – Nuit de crital à Berlin
48 – Déclaration des droits de l’homme
58 – Atomium moule frite, mais surtout naissance de l’Europe
68 – Mai et ses pavés sablés
78 – Mort de Jacques Brel
88 – Assassinat de Chico Valdes, défenseur de la foret Amazonienne
En 98 ? Moi, j’étais en Argentine. Clin d’œil oblige, je créais mon premier site internet « la pagina de casa », vague cyber-grand père du blog, sur mes aventures plus ou moins nettes de Corto Maltese des bureaux.
En 2008 ? A vous de voir ce qui fera l’objet de futur anniversaire. Moi, je parie sur Barak.
lundi 29 décembre 2008
mercredi 10 décembre 2008
Confidences publiques entre amis
M’inscrire sur Facebook ? Oui, cela fait plusieurs mois que j’ai ouvert un compte. À l’occasion du premier anniversaire des AntiPastiMisti, je force la passerelle entre mon blog et la page de mon profil, avec cette note en l’honneur de « mes amis ». Les anodines « friend request » m’ont valu de faire face à des retrouvailles pas toujours souhaitées : de ceux que j’avais oubliés à ceux que j’avais enfouis, niés ou pas du tout envie de voir. Retour sur quelques victoires quasi-thérapeutiques…
Première étape, première victoire, fin août début septembre : je crée un compte. J’ai vaincu les a priori intellectuels de mon éducation bourgeoise brabançonne et universitaire « A quoi ça sert ? Non, mais vraiment vous avez le temps ? Ce n’est pas pour moi ces conneries exhibis. Sans parler de la confidentialité ! ». Qui peut critiquer sans avoir essayé ? Me voilà à l’eau, dans le bain de la socialisation facebookienne. Mon compte en banque n’est pas vide. Personne n'est venu dévaliser ma maison. Je n’ai pas été inondé des publicités.
La deuxième victoire, quelques semaines plus tard, c’est d’avoir refusé la demande d’une personne que je ne souhaitais pas compter parmi mes « amis ». Anne-Françoise n’est pas mon amie. Pas question de dire oui. Je me sentais réglo. Mine de rien, c’est un cap à franchir dans cet espace conventio-virtuel du « tout pour plaire ». Tragi-comique outil d’autopromotion, j’avais petit à petit trouvé mon mode de fonctionnement. J’ose à peine l’avouer, je commençais à prendre plaisir à cultiver cet espace, le futile, le temps libre, l’enfantillage, la créativité, le « maintenant ». Une nouvelle petite victoire à l’heure du « impérieux, rationnel, utile » de mon milieu de travail : « sauver la planète, c’est du sérieux ».
Petit à petit, la machine à amis de Facebook se met en place. Le moteur social me propose régulièrement des « amis d’amis », susceptibles d’être, selon le vieil adage, également mes amis. Je garde des reflexes du stade « méfiance » de ma vie sur Facebook. Je fuis les réseaux scolaires, scouts et universitaires comme la peste. Pourtant, même si je n’allais pas vers les gens, Facebook allait me les amener. La vraie partie de la thérapie allait commencer. Des fantômes de mon passé surgissent, remuant des émotions diverses et d’une puissance surprenante! La première onde du choc s’appelle Valérie Beths. Imaginez-vous que tout d’un coup, vous réalisez avoir pris 30ans dans la figure. J’avais perdu de vue cette gamine qui venait jouer chez moi tous les mercredis après-midi et que ma mère accueillait comme son 3eme enfant. J’avais même oublié son existence. Quel bonheur ! Cette présence me faisait chaud au cœur…et me foutait un énorme poing dans les rides. Vint ensuite Philippe Flamine, celui que j’avais essayé, en vain, de suivre depuis ma fuite de l'ichec. Je croyais que le hasard avait décidé de nous séparer, en guise de punition. Le voilà, 15 ans après qui frappe à ma porte internet. Trois mails et quelques semaines après, nous nous retrouvons autour d’un verre, bien ancré dans le présent et l’amitié, parlant de la future fête de la pomme à Martinrive.
Dans la catégorie « Es-tu vraiment mon ami ? », la palme revient à « mon père ». Difficile de nier une demande pareille, vous en conviendrez. Alors, j’ai accepté d’être son ami. Et mes collègues? Je n’ai toujours pas osé adressé une demande à Magali et son silence témoigne d’une embarras mutuel et risible à aborder la question.
Oui, j’ai aussi cédé à quelques nostalgies de bon aloi, je l’avoue sans honte. De mon Erasmus catalan, j’ai retrouvé avec Gilles qui, 10ans après, connaît encore l’hymne du FC Barcelone.
De l’époque Skate or die, je n'ai pas retrouvé Naoufal Bedraoui. Mais je le croise à 300m du bureau. Après un thé à la menthe et une demi-heure de semi sincérité, le doute subsiste. Serons-nous amis avec 20 ans de sac de nœuds pas encore défaits? Pas si simple, la vie…
Quelques semaines après, je reçois un message de paix de la part de Stéphane Michiels qui me demande d’être son ami. Sous mes airs de gros durs en baskets, je suis totalement désarçonné. OUI, Smic ! Je veux être ton ami. Si j’ai fait la paix avec toi, on ne se l’est jamais dit entre quatre yeux. Je le crie et l’écrit par la présente : je suis l’ami de Stéphane Michiels. Quel malentendu stupide. Le mythe est mort. Merci cher ami !
Période un peu sombre de ma vie, la tranche 17-19 ans m’a laissé plusieurs blessures mal cicatrisées. À ce titre, la conversation récente avec Stéphanie Gallo représente la plus belle victoire sur ce passé que m’a offert Facebook. Après une recherche sans succès, la voilà qui apparaît quelques semaines plus tard dans ma boîte à message. Échange de numéro, appels en absences et finalement une conversation...Deux adultes parlent et je sens un nouvel équilibre naître en moi. Le passé est chargé de démon qu’on s’est créé. Autant d’ennemis diffus que je viens de terrasser. Je n’avais pas prémédité ça, mais ce putain de site a contribué à une série de belles rencontres.
Il y a une semaine, Géraldine Meeus, m’a demandé d’être son ami. Formidable. Vais-je enfin créer une rencontre avec ma voisine? Quel pied de nez au passé...Je suis impatient de connaitre la suite.
À la santé des relations humaines, richesse ultime de notre existence éphémère. À la tienne, lecteur imaginaire et anonyme...
Première étape, première victoire, fin août début septembre : je crée un compte. J’ai vaincu les a priori intellectuels de mon éducation bourgeoise brabançonne et universitaire « A quoi ça sert ? Non, mais vraiment vous avez le temps ? Ce n’est pas pour moi ces conneries exhibis. Sans parler de la confidentialité ! ». Qui peut critiquer sans avoir essayé ? Me voilà à l’eau, dans le bain de la socialisation facebookienne. Mon compte en banque n’est pas vide. Personne n'est venu dévaliser ma maison. Je n’ai pas été inondé des publicités.
La deuxième victoire, quelques semaines plus tard, c’est d’avoir refusé la demande d’une personne que je ne souhaitais pas compter parmi mes « amis ». Anne-Françoise n’est pas mon amie. Pas question de dire oui. Je me sentais réglo. Mine de rien, c’est un cap à franchir dans cet espace conventio-virtuel du « tout pour plaire ». Tragi-comique outil d’autopromotion, j’avais petit à petit trouvé mon mode de fonctionnement. J’ose à peine l’avouer, je commençais à prendre plaisir à cultiver cet espace, le futile, le temps libre, l’enfantillage, la créativité, le « maintenant ». Une nouvelle petite victoire à l’heure du « impérieux, rationnel, utile » de mon milieu de travail : « sauver la planète, c’est du sérieux ».
Petit à petit, la machine à amis de Facebook se met en place. Le moteur social me propose régulièrement des « amis d’amis », susceptibles d’être, selon le vieil adage, également mes amis. Je garde des reflexes du stade « méfiance » de ma vie sur Facebook. Je fuis les réseaux scolaires, scouts et universitaires comme la peste. Pourtant, même si je n’allais pas vers les gens, Facebook allait me les amener. La vraie partie de la thérapie allait commencer. Des fantômes de mon passé surgissent, remuant des émotions diverses et d’une puissance surprenante! La première onde du choc s’appelle Valérie Beths. Imaginez-vous que tout d’un coup, vous réalisez avoir pris 30ans dans la figure. J’avais perdu de vue cette gamine qui venait jouer chez moi tous les mercredis après-midi et que ma mère accueillait comme son 3eme enfant. J’avais même oublié son existence. Quel bonheur ! Cette présence me faisait chaud au cœur…et me foutait un énorme poing dans les rides. Vint ensuite Philippe Flamine, celui que j’avais essayé, en vain, de suivre depuis ma fuite de l'ichec. Je croyais que le hasard avait décidé de nous séparer, en guise de punition. Le voilà, 15 ans après qui frappe à ma porte internet. Trois mails et quelques semaines après, nous nous retrouvons autour d’un verre, bien ancré dans le présent et l’amitié, parlant de la future fête de la pomme à Martinrive.
Dans la catégorie « Es-tu vraiment mon ami ? », la palme revient à « mon père ». Difficile de nier une demande pareille, vous en conviendrez. Alors, j’ai accepté d’être son ami. Et mes collègues? Je n’ai toujours pas osé adressé une demande à Magali et son silence témoigne d’une embarras mutuel et risible à aborder la question.
Oui, j’ai aussi cédé à quelques nostalgies de bon aloi, je l’avoue sans honte. De mon Erasmus catalan, j’ai retrouvé avec Gilles qui, 10ans après, connaît encore l’hymne du FC Barcelone.
De l’époque Skate or die, je n'ai pas retrouvé Naoufal Bedraoui. Mais je le croise à 300m du bureau. Après un thé à la menthe et une demi-heure de semi sincérité, le doute subsiste. Serons-nous amis avec 20 ans de sac de nœuds pas encore défaits? Pas si simple, la vie…
Quelques semaines après, je reçois un message de paix de la part de Stéphane Michiels qui me demande d’être son ami. Sous mes airs de gros durs en baskets, je suis totalement désarçonné. OUI, Smic ! Je veux être ton ami. Si j’ai fait la paix avec toi, on ne se l’est jamais dit entre quatre yeux. Je le crie et l’écrit par la présente : je suis l’ami de Stéphane Michiels. Quel malentendu stupide. Le mythe est mort. Merci cher ami !
Période un peu sombre de ma vie, la tranche 17-19 ans m’a laissé plusieurs blessures mal cicatrisées. À ce titre, la conversation récente avec Stéphanie Gallo représente la plus belle victoire sur ce passé que m’a offert Facebook. Après une recherche sans succès, la voilà qui apparaît quelques semaines plus tard dans ma boîte à message. Échange de numéro, appels en absences et finalement une conversation...Deux adultes parlent et je sens un nouvel équilibre naître en moi. Le passé est chargé de démon qu’on s’est créé. Autant d’ennemis diffus que je viens de terrasser. Je n’avais pas prémédité ça, mais ce putain de site a contribué à une série de belles rencontres.
Il y a une semaine, Géraldine Meeus, m’a demandé d’être son ami. Formidable. Vais-je enfin créer une rencontre avec ma voisine? Quel pied de nez au passé...Je suis impatient de connaitre la suite.
À la santé des relations humaines, richesse ultime de notre existence éphémère. À la tienne, lecteur imaginaire et anonyme...
lundi 8 décembre 2008
Plongée lumineuse dans l'univers Moerman
Euphorisant, planant, géant, renversant, phosphorescent.
Visite virtuelle pour ceux qui ne pourront se déplacer à Charleroi avant février 2009.
Visite virtuelle pour ceux qui ne pourront se déplacer à Charleroi avant février 2009.
lundi 24 novembre 2008
bon pour un repas trop bon
A ceux qui détestent le mot « BIO », car ils trouvent ça compliqué, cher, pas toujours logique. A ceux qui pensent que Slow Food est réservé à l'élite bobo. A ceux qui s’y perdent face aux questions climatiques, éthiques, équitables et qui ne savent plus quoi mettre dans leur assiette sans se ronger les sangs. Il est temps de faire une halte chez « Trop bon ». Les deux chef(fe)s sont parvenues à offrir un condensé de l'assiette durable, gourmande et démocratique dans un cadre chaleureux et zen, comme aucun autre lieu à Bruxelles! C'est un pro qui vous le dit: ce lieu est unique en son genre...
samedi 22 novembre 2008
Mobilisez vous en commun
Rue de stalle, 9h, ce vendredi, assis à l’arrêt du tram 4. Dans mon dos, une file de voitures immobiles s’étend à perte de vue vers le centre. Ça doit pas etre amusant de se tapper ça tous les jours ! Cela dit, ma situation n’est guerre plus enviable. Je suis assis dans le froid, je viens de louper le tram et je ne suis pas sur d’arriver à mon rendez-vous à l’heure. Grisaille de novembre. Silence urbain en fond sonore. Je serais sans doute mieux au chaud avec un gentil animateur radio qui essaie de me faire sourire. Je m’assoupis.
Soudainement des cris derrière moi. Je me retourne pour découvrir deux excités motorisés descendus de leurs chars pour s’étriper de grand matin. Des « Joue pas au con avec moi ! » succèdent à des « ta gueule ! » et autres petites touches nerveuses à la « je vais t’empoigner si tu continues » qui frisent avec les coups de poings. Une phrase me marque « C’est MOI qui passe d’abord ». Cet automobiliste d’origine turque et ce camionneur flamand ne voient pas leur public silencieux, aveuglé par leur Ego furieux. Les deux coqs rentrent ensuite dans leur poulalier et se remettent en vrombe bruyamment. Ridicule sauvagerie. Lutte surréaliste de micro mètres / secondes de trafic. Le calme reprend le dessus.
Une vieille personne s’approche de moi et je me resserre sur le banc pour la laisser s’asseoir. Un « merci » s’échange avec un sourire...Ce « MOI » crié par le camionneur flamand me revient à l’esprit. Ce besoin d’existence hurlé, cette peur, ce nombrilisme me surprend. Pourquoi ? Comment ? Etre un automobiliste au quotidien a un côté pervers. Comme si l’univers de votre existence sur la route se réduisait progressivement au pourtour de votre véhicule. La notion d’autrui finit par rimer avec « autres voitures » et tout ce qui est « extérieure » à votre bulle en acier est synonyme de rivalité, voire en cas de conflit un « ennemi à vaincre ». Je respire et je me relaxe progressivement. Prendre les transports en commun au quotidien a bien un mérite, au contraire. Être contraint de partager « sa » bulle avec la présence d’autres est « pénible », me dit-on parfois. Je ne partage pas cet avis. Après un incident pareil, j’y vois meme une vrai chance. Je partage, je vis ensemble. Je me sens en lien avec tous les autres passagers et progressivement à tous les passants. Je les regarde autrement: vieux tout mous, noirs de toute l’afrique, beurs surexcités, enfants pleurants, polonais ténébreux, étudiants bruyants, bourgeois égocentriques. Tout ce monde mélangé et sagement assis dans cette bulle filante sur site propre… Je les aime ces sales tronches bigarrées du matin. Ils sont ma famille.
Soudainement des cris derrière moi. Je me retourne pour découvrir deux excités motorisés descendus de leurs chars pour s’étriper de grand matin. Des « Joue pas au con avec moi ! » succèdent à des « ta gueule ! » et autres petites touches nerveuses à la « je vais t’empoigner si tu continues » qui frisent avec les coups de poings. Une phrase me marque « C’est MOI qui passe d’abord ». Cet automobiliste d’origine turque et ce camionneur flamand ne voient pas leur public silencieux, aveuglé par leur Ego furieux. Les deux coqs rentrent ensuite dans leur poulalier et se remettent en vrombe bruyamment. Ridicule sauvagerie. Lutte surréaliste de micro mètres / secondes de trafic. Le calme reprend le dessus.
Une vieille personne s’approche de moi et je me resserre sur le banc pour la laisser s’asseoir. Un « merci » s’échange avec un sourire...Ce « MOI » crié par le camionneur flamand me revient à l’esprit. Ce besoin d’existence hurlé, cette peur, ce nombrilisme me surprend. Pourquoi ? Comment ? Etre un automobiliste au quotidien a un côté pervers. Comme si l’univers de votre existence sur la route se réduisait progressivement au pourtour de votre véhicule. La notion d’autrui finit par rimer avec « autres voitures » et tout ce qui est « extérieure » à votre bulle en acier est synonyme de rivalité, voire en cas de conflit un « ennemi à vaincre ». Je respire et je me relaxe progressivement. Prendre les transports en commun au quotidien a bien un mérite, au contraire. Être contraint de partager « sa » bulle avec la présence d’autres est « pénible », me dit-on parfois. Je ne partage pas cet avis. Après un incident pareil, j’y vois meme une vrai chance. Je partage, je vis ensemble. Je me sens en lien avec tous les autres passagers et progressivement à tous les passants. Je les regarde autrement: vieux tout mous, noirs de toute l’afrique, beurs surexcités, enfants pleurants, polonais ténébreux, étudiants bruyants, bourgeois égocentriques. Tout ce monde mélangé et sagement assis dans cette bulle filante sur site propre… Je les aime ces sales tronches bigarrées du matin. Ils sont ma famille.
vendredi 14 novembre 2008
Vies Dessinées

Alcoolisme, Pédophilie, Guerre, Immigration...c'est pas une intro folichonne. j'arrête là? La BD s'est ouverte ces dernières années à de nouveaux auteurs, de nouvelles histoires, des genres inédits. Je sors de la lecture de la très puissante autobiographie de Etienne Schréder - Merci Marie ("Amères saisons"). Et j'en profite pour signaler une autre autobio magnifiquement illustrée: "Pourquoi j'ai tué Pierre" .
Plus légers, mais tout aussi réussi, lisez "Là où vont nos pères", belle allégorie futuriste sur l'immigration (Tan Shaun, Dargaud)
jeudi 6 novembre 2008
Ceci n’est pas un rêve américain
Il m’a fallu 24h pour digérer l’info. Ou plutot pour qu’elle m'éclate à la figure... « enfin ». Comme si l’annonce à la radio hier matin n’avait pas suffi. « Barak Obama est le nouveau président des Etats-Unis ». Comme si cette voiture, hier après-midi, sur le boulevard du Botanique avec 4 noirs claxonnant à tue-tete enveloppés dans la bannière étoilée venait d’un autre monde. Comme si les sms, mails ou commentaires sur Facebook, toute la journée, étaient trop virtuels. Comme si mon fils de 5 ans prononçant « Barak a gagné?» appartenait à un futur trop lointain. Comme si ce n’était en fait pas possible. Comme si je ne voulais pas y croire…
Ce matin, un mur de journaux chez un libraire s'est coloré de noir et blanc. Je m’assied dans le train et ouvre ces 16 pages de supplément…Le déclic s’opère enfin. Un miracle s’est bel et bien produit. Je lève aussitôt les yeux et croise le regard d’un inconnu qui lit un métro néerlandophone avec la même "Une". Je ne résiste pas à l’envie de lui exprimer ma joie en brisant le sacro-saint silence ferroviaire matinal. Le sourire flamand accueille mon élan par une réponse timide, mais sincère « Een echte goeie nieuws, inderdaad ! ». Oui, c’est une nouvelle extraordinaire.
Silence à nouveau…J’ai envie de pleurer de joie et je lache mes larmes de joie. J’ai envie de m’arrêter et de se savourer cette « information », de la faire durer, de m’y accrocher. Je m’arrête, je souris et me lance dans ce texte plein d’allégresse.
Je suis heureux de vivre cet instant de rêve…qui n’a rien d’américain. Je ne suis pas américain. Obama n’est pas belge, ni européen. Je me sens partie de cette victoire, au-delà des genres, des nations, des races…Aux noms des minorités dont nous avons tous souffert un jour. Enfant et adolescent, j’ai pleuré les injustices de la « couleur pourpre » de « Mississipi Burning » ou de la Shoah. Adulte, j’ai pleuré en lisant « I have a dream » de Luther King, j’ai pleuré ces destins tragiques de Gandhi, de JFK ou de Samira Adamou. Je souffre des injustices infligées aux minorités, quelles que soient leur couleur ou leur origine, passées ou présentes, en bas de ma rue, à nos frontières blindées ou à l’autre bout du monde. Aujourd’hui, rien n’a changé. Je rêve encore. La seule différence est qu’un de ces rêves est devenu réalité. Un monde meilleur existe. Il est en chacun de nous. Il dort, inconnu ou étouffé. Je vis dans ce monde et je crois dans le potentiel humain de chacun. Yes, we can. Yes, mec!
Ce matin, un mur de journaux chez un libraire s'est coloré de noir et blanc. Je m’assied dans le train et ouvre ces 16 pages de supplément…Le déclic s’opère enfin. Un miracle s’est bel et bien produit. Je lève aussitôt les yeux et croise le regard d’un inconnu qui lit un métro néerlandophone avec la même "Une". Je ne résiste pas à l’envie de lui exprimer ma joie en brisant le sacro-saint silence ferroviaire matinal. Le sourire flamand accueille mon élan par une réponse timide, mais sincère « Een echte goeie nieuws, inderdaad ! ». Oui, c’est une nouvelle extraordinaire.
Silence à nouveau…J’ai envie de pleurer de joie et je lache mes larmes de joie. J’ai envie de m’arrêter et de se savourer cette « information », de la faire durer, de m’y accrocher. Je m’arrête, je souris et me lance dans ce texte plein d’allégresse.
Je suis heureux de vivre cet instant de rêve…qui n’a rien d’américain. Je ne suis pas américain. Obama n’est pas belge, ni européen. Je me sens partie de cette victoire, au-delà des genres, des nations, des races…Aux noms des minorités dont nous avons tous souffert un jour. Enfant et adolescent, j’ai pleuré les injustices de la « couleur pourpre » de « Mississipi Burning » ou de la Shoah. Adulte, j’ai pleuré en lisant « I have a dream » de Luther King, j’ai pleuré ces destins tragiques de Gandhi, de JFK ou de Samira Adamou. Je souffre des injustices infligées aux minorités, quelles que soient leur couleur ou leur origine, passées ou présentes, en bas de ma rue, à nos frontières blindées ou à l’autre bout du monde. Aujourd’hui, rien n’a changé. Je rêve encore. La seule différence est qu’un de ces rêves est devenu réalité. Un monde meilleur existe. Il est en chacun de nous. Il dort, inconnu ou étouffé. Je vis dans ce monde et je crois dans le potentiel humain de chacun. Yes, we can. Yes, mec!
Inscription à :
Articles (Atom)